(Janvier / Février / Mars 2006)
Secret jalousement gardé par les Grecs du Bas-Empire, la recette du feu grégeois, semant la terreur et faisant merveille lors de combats maritimes, se répand dès le XIIe siècle chez les Arabes qui en parfont l'usage terrestre. Son application, non plus à l'incendie, mais au lancement des projectiles, donne naissance à la poudre à canon, que l'Europe découvre au XIVe siècle.
Dès la plus haute Antiquité, les Chinois, Indiens, Mongols et Persans surent composer et employer dans les sièges, combats sur mer et fêtes publiques, divers mélanges inflammables. Formés d'huile, de goudron et d'autres substances grasses et résineuses dont la chaleur et le climat favorisait l'action, leur usage était répandu...
La dénomination d'artillerie précéda de plusieurs siècles l'invention de la poudre à canon. Taillepied est donc dans l'erreur complète en affirmant que ce mot fut donné en l'honneur du moine Jean Tilleri (art de Tilleri) en 1384 après sa découverte de la substance explosive. Dans son Lexique militaire...
Aux XVe et XVIe siècles, on s'exterminait déjà à des distances relativement grandes. Les combattants d'alors avaient déjà renoncé presque complètement aux « massues à asperger », à « l'œuf qui se meut et qui brûle », aux mangonneaux et fusées volantes dont parle un auteur arabe. Le secret du feu grégeois s'était perdu, lorsqu'un certain Dupré entreprit de le redécouvrir. Né à Saint-Laurent-de-Beaumont vers 1702, on le trouve quarante ans plus tard...
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