(Avril / Mai / Juin 2008)
Bien qu'irrespectueuse des lieux saints aux yeux de certains hommes de foi la regardant comme un abus, l'intrusion fréquente des chiens dans les églises, ces « vilains animaux » symboles de « tant de péchés », était cependant tolérée et même passée en usage au XVIIe siècle.
Dans ses Cantiques parus au début du XVIIIe siècle, le pieux missionnaire Louis Marie Grignion dit le Père de Montfort, nous laisse une virulente satire contre les inconvenances et les mépris prodigués, selon lui, en ce temps-là aux lieux saints. Nous y trouvons ces vers : « Quel respect, quel silence aux temples des païens ! / Les nôtres sont remplis de badins et de chiens...
En 802, Charlemagne défendit aux prêtres d'avoir des chiens, et aux nobles de conduire les leurs dans les églises, « parce que, dit-il, la maison du Seigneur ne ressemble point à une caverne de brigands ». Mais ces messieurs, fiers d'exercer un droit que les vilains ne possédaient pas et ne voulant point le laisser prescrire, ne changèrent rien à leurs habitudes. Les héros du Moyen Age...
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