(Janvier / Février / Mars 2011)
Plainte verbale et publique de la part de celui à qui on faisait violence ou injustice, et qui implorait la protection du prince, l'efficace clameur de haro, constituant une assignation à comparaître et qu'une légende tenace fait naître en Normandie, était en usage dans nombre de communes de France, les rois prenant soin d'en interdire le recours contre leurs édits.
Des siècles durant, historiens et jurisconsultes ont avancé que la clameur de haro était propre à la province de Normandie où elle aurait été introduite par le duc Rollon, vivant du temps du règne de Charles le Simple, vers 912 : « Ce mot haro dérive du nom de Raoul, premier conquérant de la Normandie, dont l'intégrité devint...
Si le haro est signalé par tous les anciens chroniqueurs normands, étant même parfois mêlé aux événements politiques, on confondit souvent celui du vulgaire avec celui des hommes de la loi. Ainsi du premier exemple mémorable, le tragique incident...
Plusieurs étymologies ont été envisagées en remplacement de celle semble-t-il erronée faisant dériver le mot haro du cri Ha-Rou lié au duc Rollon de Normandie. Ainsi, Borel l'attribue au roi du Danemark, Harola, qui en 826, fut fait à Mayence conservateur de la justice. On a également décomposé le haro en deux mots danois...
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